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lundi 5 janvier 2009  
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Le prix à payer pour réussir est souvent trop élevé

Il m’arrive de raconter cette histoire quand des personnes dont la vie est agréable est détendue me disent qu’elles auraient pu devenir millionnaires, si elles avaient choisi de travailler beaucoup plus, au détriment d’une existence équilibrée. Cette histoire remet les choses en perspectives et conforte mes interlocuteurs dans leur choix. Souhaitons qu’il en soit de même pour vois.

Un riche homme d’affaires new-yorkais passe une semaine de vacances sur la côte du Costa Rica. Dès le premier jour, il est frappé par la qualité et le goût du poisson qu’il achète à un pêcheur local. Le lendemain, l’Américain rencontre sur le port le pêcheur qui, malheureusement, a déjà vendu tout le produit de sa pêche. L’homme lui apprend qu’il possède un coin secret où le poisson, excellent, vient en abondance, mais qu’il n’en attrape pas plus de cinq à six par jour.

L’Américain s’étonne et lui demande pourquoi il ne passe pas plus de temps en mer pour rapporter davantage de poissons.

« Senior, explique le pêcheur, je me réveille vers neuf ou dix heures du matin, je joue avec mes enfants, puis je pars pêcher une heure ou deux, et l’après-midi, je fais la sieste. Ensuite, je dîne tôt avec ma famille, puis je vais au village boire un verre, jouer de la guitare et chanter avec mes amis. Comme vous le voyez, je mène une vie tranquille et bien remplie, et je suis très heureux comme ça. »

L’Américain insiste : « Mais vous devriez attraper plus de poissons pour préparer l’avenir. Écoutez, je suis entrepreneur à New York et je peux vous aider à réussir bien mieux que vous ne le faites. J’ai un diplôme de Harvard, le business ça me connaît.

L’Américain poursuit : « Si vous voulez devenir riche, il faut vous lever tôt, passer la journée en mer, et même y retourner le soir pour pêcher. En un rien de temps, vous aurez suffisamment d’argent pour pouvoir acheter un bateau plus grand. D’ici deux ans, vous aurez cinq ou six bateaux que vous louerez à d’autres pêcheurs. Dans cinq ans, avec tout le poisson que vous rapporterez, vous pourrez monter une conserverie et ventre vos propres produits. »

« Dans six à sept ans, continue l’Américain devant le pêcheur de plus en plus ahuri, vous pourrez partir d’ici et vous installer à New York ou Sans Francisco, et confier la gestion de l’usine à quelqu’un d’autre pendant que vous commercialiserez vos produits. En travaillant dur pendant quinze ou vingt ans, vous deviendrez multimillionnaire. Ainsi, vous n’aurez plus jamais besoin de travailler.

« Et qu’est-ce que je ferai alors, Senior? » demande le pêcheur.

L’Américain lui répond aussitôt enthousiaste : « Eh bien, bous pourrez vous retirer dans un petit village à la campagne, au Mexique par exemple, jouer avec les enfants du village, faire une longue sieste l’après-midi, dîner tranquillement en famille, chanter et jouer de la guitare en buvant un verre avec vos amis le soir…

Tirée du livre « Réussir quand on est paresseux » 

La morale de cette histoire, c’est que le prix de la réussite, telle que nous la définissons dans la société occidentale, est beaucoup trop élevé, en terme de sueur, de sang et de larmes.  À quoi bon travailler dur pendant de nombreuses années et sacrifier son bien-être, alors que le bonheur se trouve dans toutes les choses simples de notre vie.

La vie déboule si vite et l’attention est axé sur le futur, sur tout ce qui sera de magnifique à la retraite. Enfin, plus à travailler pour vivre… je vais pouvoir faire ce que je veux! La société moderne nous invite à poursuivre un rêve qui souvent n’est pas conforme avec nos propres valeurs.

Pensons aux jeunes couples où la famille représente une valeur fondamentale primordiale, mais où les deux parents choisissent, souvent par défaut, de travailler et confier la garde et l’éducation des enfants à quelqu’un d’autre. La fortune et la notoriété vous semblent désirables, mais le prix à payer, en temps, en énergie et en sacrifices personnels, et peut-être plus élevé que vous ne le pensez

Il existe toujours une façon de vivre la vie tel qu’on la désire vraiment. Souvent, les solutions sont juste devant notre nez, mais nous ne sommes simplement pas prêt à les voir.

Michel ©

  
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