Biologie totale

Biologie totale

Elle n’est pas la seule, mais l’expression Biologie totale est probablement la mieux connue pour nommer une toute nouvelle hypothèse qui explique le processus de formation des maladies. En porte-à-faux avec à peu près tout ce que la science moderne défend – et donc très critiquée -, cette approche est basée sur la prémisse selon laquelle toutes les maladies, sans exception, sont causées par un conflit psychologique traumatisant impossible à gérer, un « surstress ». Chaque type de conflit ou d’émotion toucherait une zone précise du cerveau, au point d’y laisser une empreinte physiologique, ce qui toucherait automatiquement l’organe relié à cette zone.

De ce fait, les divers symptômes – douleur, fièvre, paralysie, etc. – seraient des signes d’un organisme qui cherche sa survie avant tout : incapable de gérer psychiquement l’émotion, il ferait porter le stress par le corps. Par conséquent, si l’on réussissait à résoudre le problème psychique en cause, cela ferait disparaître le message de maladie envoyé par le cerveau. Le corps pourrait alors revenir à la normalité, ce qui se traduirait automatiquement par une guérison. Selon cette théorie, il n’y aurait pas de maladies « incurables », seulement des malades temporairement incapables d’accéder à leurs facultés personnelles de guérison.

Les lois biologiques selon Hamer

Atteint d’un cancer des testicules apparu peu après la mort violente de son fils, le Dr Hamer a émis l’hypothèse qu’il puisse exister un lien entre les deux événements, hypothèse qu’il s’est mis en frais de vérifier auprès de malades atteints eux aussi de cancer. Quelques années plus tard, après avoir examiné des milliers de cas, il énonçait cinq « lois » qui seraient inscrites dans le code génétique de tout organisme vivant – plante, animal ou humain.

La première, celle qu’il appelle la « loi d’airain », stipule que le choc émotionnel agit en déclencheur parce que la triade émotion-cerveau-corps est biologiquement et inexorablement programmée pour la survie. Pour reprendre une image suggérée par Raymond Pageau1, un des responsables de la Biologie totale au Québec, ça se passerait comme si, à la suite d’un choc émotionnel « ingérable », l’intensité exceptionnelle de l’influx neurologique (comparable à une surcharge de courant) atteignait le cerveau émotionnel (la boîte de contrôle électrique), et faisait sauter tel ou tel fusible (les neurones d’une zone précise). La maladie (la panne causée par le fusible brûlé) sauverait donc l’organisme d’une mort probable (l’incendie général que provoquerait une surcharge non protégée par un fusible) et assurerait ainsi la survie de l’organisme. Il faut aussi mentionner que le cerveau ne fait pas de distinction entre les stress réels (se trouver à la merci d’un tigre féroce) et symboliques (se sentir à la merci d’un patron furieux), chacun pouvant déclencher la réaction biologique.

Les trois lois suivantes, assez complexes, concernent les mécanismes biologiques par lesquels la maladie se crée et se résorbe2. La cinquième, la « loi de quintessence », stipule que ce nous appelons « maladie » fait en réalité partie d’un programme biologique bien fondé, prévu par la nature au cours des temps, pour assurer notre survie devant des circonstances adverses.

La conclusion globale est que la maladie a toujours un sens, qu’elle est utile et même vitale pour la survie de l’individu. Dans les conditions où le surstress s’est produit, il s’agirait d’une parfaite réaction d’adaptation – la seule solution biologique possible pour le cerveau. « La maladie est un ressenti devenu inconscient », écrit Christian Flèche3. De plus, ce qui fait qu’un événement va déclencher ou non une réaction biologique (une maladie) ne serait pas sa nature (fausse couche, perte d’emploi, agression, etc.), mais la façon dont la personne le vit (dévalorisation, rancoeur, résistance, etc.). Chaque individu, en effet, réagit différemment aux événements stressants qui surviennent dans sa vie. Ainsi, une perte d’emploi pourra générer chez une personne une détresse d’une telle ampleur qu’elle se traduira par une intense réaction de survie : une maladie « salvatrice ». Par contre, dans d’autres circonstances, la même perte d’emploi pourrait plutôt être considérée comme une occasion de changement, ne causant pas de stress excessif… ni de maladie.

On dit qu’à la recommandation de Hamer, certains praticiens de la Médecine nouvelle (mais pas tous) préconisent d’abandonner les traitements médicaux au moment d’entreprendre le processus de résolution psychique, surtout quand ces traitements sont particulièrement envahissants ou toxiques — ce qui est notamment le cas de la chimiothérapie. Claude Sabbah et les praticiens de la Biologie totale, pour leur part, disent s’opposer à cette recommandation. Toutefois, certains d’entre eux semblent tout de même inciter leurs patients à laisser tomber ou à retarder certains traitements.

Source : www.passeportsante.net

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